Le village d’Iwol, situé dans la région de Kédougou, abrite un baobab sacré âgé de plus de 800 ans, reconnu comme l’esprit protecteur des Bédiks.

Cet arbre, classé au patrimoine immatériel de l’UNESCO, est un centre névralgique pour les rituels et les cérémonies des 800 habitants d’Iwol, qui est la capitale de la communauté Bédik.

Le baobab est véritablement historique, puisqu’il a poussé sur la tombe d’un ancêtre de la famille Camara, témoignant de l’héritage culturel des Bédiks, qui se sont établis dans la région au 12ᵉ siècle après leur migration.


Bien qu’Iwol attire chaque année plus de 1 000 touristes intéressés par la richesse de son histoire et de ses traditions, le village ne profite pas de cette affluence en raison de l’absence d’infrastructures essentielles, comme des routes et des écoles.

Cette situation limite considérablement le développement économique du village. Pour remédier à cela, les habitants et les responsables locaux plaident pour la création d’un comité de gestion afin de promouvoir le tourisme autour du baobab sacré, favorisant ainsi un meilleur soutien économique pour la communauté.

Fatoumata Djilobodji- stagiaire

Mariama Cire SY- stagiaire