Amélie Boubane, une femme malvoyante de près de 28 ans vivant à Kédougou (quartier Fadiga), incarne le courage et la détermination. Devenue aveugle dans son enfance suite à une rougeole, elle refuse de se définir par son handicap et mène une vie active et autonome.
Elle accomplit seule les tâches quotidiennes (puiser de l’eau, préparer les repas) et pratique même l’agriculture. Elle a suivi des formations en restauration, entretien textile et fabrication de savon et de cosmétiques, une activité qu’elle souhaite développer pour générer des revenus.
Malgré son autonomie, elle fait face à des injustices, comme le refus de son école (le Cretf de Tambacounda) de valider ses études et ses bulletins en dépit de ses bons résultats, ainsi qu’à des difficultés pour trouver un emploi à cause des préjugés.
Soutenue par sa famille, notamment son frère Antoine Boubane (alias Black Kémé), Amélie refuse catégoriquement la mendicité et toute attitude de pitié. Elle ne demande qu’à être appuyée dans ses projets, notamment pour honorer les commandes de savon qu’elle reçoit déjà, afin de pleinement participer à son propre développement et à celui de sa communauté.
