Une enquête judiciaire a été ouverte à Rufisque pour faire la lumière sur les circonstances troubles entourant la mort d’un patient dans un cabinet de soins clandestin. Le drame s’est déroulé le 14 mars 2026 au quartier Gouye Mouride, où un individu a trouvé la mort dans des conditions qui restent, à ce stade, inexpliquées.

Ce n’est que trois jours plus tard, le 17 mars, que l’affaire a pris une tournure judiciaire. Suite à une dénonciation, les policiers du commissariat d’arrondissement de Rufisque-Est se sont rendus sur place. Leurs constatations ont révélé l’existence d’un cabinet paramédical fonctionnant en toute illégalité.

La responsable des lieux, une femme âgée de 46 ans, a été interpellée et conduite au commissariat pour être entendue. De nationalité camerounaise et originaire de Yaoundé, cette dernière se présente comme infirmière d’État et réside dans le même quartier.

Informée de ses droits, dont celui de bénéficier de l’assistance d’un avocat, la quadragénaire a été longuement interrogée sur les faits et les circonstances du décès. À l’issue de son audition, les enquêteurs ont décidé de la placer en garde à vue. Elle est poursuivie pour exercice illégal de la profession médicale.

Le parquet a été immédiatement saisi. Le procureur Cheikh Diakhoumpa a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire afin de déterminer avec précision les causes de la mort et d’établir les éventuelles responsabilités pénales engagées dans cette affaire.