Oudy Diallo, président d’Alerte Kédougou Environnement, met en garde contre un modèle minier destructeur. Il rappelle que si le potentiel aurifère de Kédougou constitue une opportunité historique, celle-ci comporte des risques majeurs si les revenus ne sont pas équitablement redistribués et si l’environnement est sacrifié.
Il estime que le véritable enjeu n’est plus le montant des revenus miniers, mais ce qui reste après l’exploitation : des infrastructures et des opportunités ou au contraire des sols dégradés, des eaux polluées et des communautés affaiblies. Aucun développement durable n’est possible sans préservation des ressources naturelles.
L’acteur associatif propose des mesures concrètes : consacrer une part des revenus miniers à la réhabilitation des sites, garantir la transparence dans la gestion des fonds, et renforcer les moyens des collectivités territoriales pour qu’elles puissent investir durablement au service des populations.
Il invite à anticiper l’après-mine en préparant des alternatives économiques pour éviter une crise sociale, et insiste sur l’importance d’associer pleinement les communautés locales aux décisions. Ces orientations visent à construire un modèle responsable et porteur d’avenir.
Oudy Diallo conclut en opposant deux visions : un modèle extractif, rapide mais destructeur, et un modèle responsable, porteur d’avenir. Il affirme que l’histoire jugera les acteurs non pas sur ce qu’ils ont extrait, mais sur ce qu’ils ont construit.
