À Kédougou, Amadou Sega Keita tire la sonnette d’alarme. Dans une publication diffusée sur sa page Facebook,le 1er Vice Président Conseil départemental de Kédougou, évoque une situation préoccupante qui pourrait compromettre la tenue des élections locales prévues en 2027.

Selon lui, le service chargé de la production des cartes nationales d’identité et des cartes d’électeur est en panne depuis près de trois mois. Une défaillance qui, d’après ses propos, empêche de nombreux citoyens d’obtenir ou de renouveler leurs documents administratifs indispensables pour voter.

« Aucun citoyen sénégalais ayant atteint l’âge de 18 ans ne peut aujourd’hui obtenir une pièce d’identité ni une carte d’électeur », déplore-t-il. Il souligne également que les citoyens ayant perdu leurs documents ou dont les pièces sont expirées se retrouvent dans l’impossibilité de les renouveler.

Amadou Sega Keita pointe aussi du doigt le silence des institutions, notamment le Ministère de l’Intérieur et la Direction générale des élections, ainsi que celui des acteurs politiques et de la société civile. Une absence de réaction qu’il juge inquiétante dans un contexte national déjà marqué par des perturbations dans plusieurs secteurs, notamment l’éducation, la santé, les universités et les transports.

Face à cette situation, il estime que la démocratie sénégalaise pourrait être mise en danger. Il évoque ainsi un risque réel d’exclusion de nombreux citoyens du processus électoral, si la situation perdure. Selon Amadou Sega Keita, le droit de vote et celui d’être candidat étant des droits fondamentaux garantis, leur restriction constituerait une atteinte grave aux principes démocratiques.

Dans cette perspective, il n’exclut pas la possibilité d’un report des élections locales de 2027, estimant que les conditions actuelles ne permettent pas d’assurer une participation inclusive et équitable. « Nous ne pouvons pas aller à des élections si des millions de citoyens sont empêchés de voter », alerte-t-il.

Le responsable politique interpelle également les plus hautes autorités de l’État, en particulier le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin que des mesures urgentes soient prises pour rétablir le fonctionnement des services en charge de l’identification et du fichier électoral.

Par ailleurs, il dénonce le mutisme des structures concernées, notamment le Ministère de l’Intérieur et la Direction générale des élections, appelant à plus de transparence et de communication envers les citoyens.

Enfin, Amadou Sega Keita insiste sur le caractère « vital » de cette alerte, invitant l’ensemble des acteurs institutionnels et non institutionnels à se mobiliser pour préserver la démocratie sénégalaise et garantir la tenue d’élections crédibles, transparentes et inclusives.