Une attaque de missiles iraniens a frappé le centre d’Israël le 1er avril, faisant au moins 14 blessés. Parmi les victimes, une fillette de 11 ans se trouve dans un état critique après avoir été touchée par des éclats. Les impacts les plus graves ont eu lieu à Bnei Brak, une ville proche de Tel-Aviv, où un garçon de 13 ans et une femme de 36 ans sont également dans un état modéré. L’attaque est survenue au moment des célébrations de Pessa’h, alors que de nombreuses familles israéliennes étaient réunies.

L’armée israélienne a indiqué que les missiles utilisés étaient équipés de bombes à sous-munitions, des armes qui explosent en vol et dispersent de nombreux sous-projectiles sur une vaste zone. Le ministère israélien des Affaires étrangères a vivement condamné l’usage de ces armes, les qualifiant de « crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ». L’Iran, qui affirme cibler des objectifs militaires, a déjà été accusé par le passé d’utiliser ce type d’armement.

Cette attaque s’inscrit dans un contexte d’escalade régionale. L’armée israélienne a mené simultanément de « vastes frappes » contre des dizaines d’objectifs à Téhéran. Par ailleurs, des tirs de roquettes du Hezbollah depuis le Liban et un missile en provenance du Yémen ont également été signalés, illustrant une coordination entre les alliés de l’Iran.