Grâce aux patrouilles conjointes des militaires de la zone numéro 4 et du Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI 2) basé à Saeinssoutou, les cas de braquages et d’agressions à main armée près des sites d’orpaillage de Kédougou ont sensiblement baissé, selon le préfet de Saraya, Babacar Niang. Ce dernier a salué l’action combinée de l’armée, de la gendarmerie et de la police des frontières, ainsi que le soutien du ministre des Forces armées, général Birame Diop, qui a permis d’installer de nouveaux points d’appui et un poste frontalier à Guémédjié.

Le préfet a annoncé la construction d’un poste de contrôle à Satadougou pour surveiller les villages frontaliers du Mali, Garaboréya et Bobota, où une main-d’œuvre étrangère, principalement malienne, travaille dans la production de coton. Il a également salué le travail du détachement militaire de Moussala qui, depuis juillet 2025, contrôle les entrées depuis le Mali, renforcé par une compagnie de l’armée nationale au pont Moussala-Mahinamine.

Plusieurs infrastructures sont en cours de réalisation avec l’Union européenne : une brigade territoriale de gendarmerie à Missirah Sirimana et des commissariats de la police des frontières à Moussala, Faranding, Illimalo, Saeinssoutou et Mouran. Ces équipements visent à améliorer la sécurité des populations et les conditions de travail des forces de défense.

Le préfet a invité la population à collaborer davantage avec les forces de sécurité. Il a rappelé que les quatorze vols à main armée enregistrés en 2025 sont directement liés à l’orpaillage, ces infractions ayant toujours lieu à proximité immédiate des sites d’extraction.