Meta a annoncé, en interne ce jeudi, le licenciement d’environ 8 000 employés, soit près de 10 % de ses effectifs, selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP. Parallèlement, plusieurs médias américains font état d’un vaste plan de départs volontaires chez Microsoft.

Dans une note interne, Janelle Gale, responsable des ressources humaines de Meta, justifie cette décision par la nécessité de « gérer l’entreprise plus efficacement et de compenser les investissements » du groupe, engagé dans une course effrénée à l’intelligence artificielle (IA).

Fin décembre, la maison mère de Facebook et Instagram comptait 78 865 salariés, d’après des documents transmis au gendarme boursier américain (SEC). Outre ces licenciements, Meta supprimera également 6 000 postes actuellement vacants, a confirmé la même source, reprenant une information de Bloomberg.

Côté Microsoft, un plan de départs volontaires a été présenté en interne jeudi. Il pourrait concerner jusqu’à 7 % des équipes, soit environ 8 750 personnes, rapportent plusieurs médias américains. Interrogée par l’AFP, l’entreprise de Redmond n’a pas réagi dans l’immédiat. Il s’agirait du premier dispositif de ce type dans l’histoire du groupe.

Bien que Meta n’ait pas directement lié l’IA à cette annonce, son PDG Mark Zuckerberg avait déjà établi un lien clair entre cette technologie et des économies de moyens fin janvier. « Des projets qui nécessitaient auparavant de grosses équipes sont désormais menés par une seule personne très talentueuse », avait-il expliqué, ajoutant que le groupe misait désormais davantage sur « les contributions individuelles » en réduisant la taille des équipes.

Parallèlement, Meta investit massivement dans l’IA. L’entreprise de Menlo Park (Californie) prévoit d’injecter entre 115 et 135 milliards de dollars en 2026, principalement pour garantir ses capacités en IA — des puces aux centres de données. Fin février, Meta a annoncé un accord avec l’américain AMD pour l’achat de plusieurs millions de puces, pour un montant d’au moins 60 milliards de dollars.

Pour les analystes de Wedbush Securities, malgré ces sommes colossales, la stratégie de Meta dans l’IA « est plus disciplinée » que lors du précédent cycle consacré au métavers, qui s’était soldé par un échec financier. « Nous avons confiance dans la capacité de la direction à traverser cette période de transition », ont-ils conclu.