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Interpellé à Rosso, à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, T. Sow a été remis à l’antenne régionale de Saint-Louis de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT). Il a ensuite été déféré au parquet de Saint-Louis pour faux et usage de faux, ainsi que pour usurpation d’identité. Selon les enquêteurs, son principal tort est d’avoir voyagé avec un faux passeport mauricien établi au nom de Gabriel Sow, né le 12 avril 1985 à Port-Louis, capitale de l’île Maurice.

D’après le journal Libération, qui révèle l’information, les vérifications policières ont permis d’établir que le mis en cause possède une Carte nationale d’identité sénégalaise et qu’il est né en 1982 à Dakar. « Confronté à cette découverte, il a reconnu que T. Sow est sa véritable identité et que Gabriel Sow n’était qu’un nom qu’il avait suggéré à son faux passeur, connu sous le nom d’Aboo A. Il a ajouté avoir dépensé deux millions de francs CFA pour obtenir ce passeport mauricien », rapporte le journal.

T. Sow a également révélé, selon la même source, qu’il avait rencontré Aboo A. sur Facebook et que leurs échanges s’étaient poursuivis via WhatsApp, précisant que ce dernier utilisait un numéro de téléphone turc. Une fois le document falsifié fabriqué, il l’a reçu par colis express, conclut Libération.

Fatoumata sall