Le président français Emmanuel Macron a estimé, dimanche lors d’une visite au Kenya, que la junte malienne n’avait pas pris « la meilleure décision » pour son pays en exigeant le départ des troupes françaises, présentes jusqu’en 2022 pour lutter contre l’insurrection jihadiste. Selon lui, l’évolution récente de la situation au Mali confirme cette analyse.
Depuis fin avril, le Mali est confronté à une offensive d’une ampleur inédite menée par des groupes armés, à la fois jihadistes et rebelles à dominante touareg. Cette offensive a sérieusement affaibli les autorités issues des putschs successifs de 2020 et 2021.
Au-delà du Mali, les coups d’État survenus au Burkina Faso (2022) et au Niger (2023) ont également accéléré la rupture avec la France et le retrait de son armée de la région, tout en nourrissant les critiques à l’encontre de la politique française en Afrique.
