La police nigériane a annoncé samedi un lourd bilan : 17 de ses agents ont été tués lors d’une attaque survenue le 8 mai. Cette déclaration officielle met fin à plusieurs jours de silence des autorités sur cet incident majeur qui frappe les forces de l’ordre.

L’attaque jihadiste a visé l’École des forces spéciales de l’armée nigériane, un centre d’entraînement stratégique situé dans l’État de Yobe, dans le nord-est du Nigeria. Cet établissement est réputé pour former les unités d’élite chargées de lutter contre les groupes armés dans la région.

Le nord-est du Nigeria est l’épicentre d’une insurrection islamiste violente qui dure depuis plus d’une décennie. Cette région est régulièrement le théâtre d’attaques menées par des groupes jihadistes, notamment Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest, qui multiplient les actions contre les forces gouvernementales.

Selon le communiqué de la police, les 17 agents sont morts « à la suite d’une attaque terroriste » contre le centre d’entraînement. Ce drame soulève à nouveau des questions sur la capacité des forces de sécurité nigérianes à protéger leurs propres installations stratégiques face à la menace jihadiste persistante dans la région.

Fatoumata sall