À la veille de la Tabaski, des centaines de chefs de famille vivent des moments de stress. Entre la flambée des prix, les dépenses familiales et le coût élevé de la vie, beaucoup de Sénégalais souffrent en silence et peinent à préparer cette fête dans la sérénité.

Pourtant, l’actualité nationale est aujourd’hui dominée par le limogeage de Ousmane Sonko par Bassirou Diomaye Faye. Beaucoup sénégalais se demandent s’il s’agit d’une simple stratégie politique ou de la fin d’une alliance qui incarnait pourtant l’espoir du changement pour une grande partie des Sénégalais.

De nombreux citoyens ayant porté ce projet au pouvoir commencent désormais à exprimer leur déception. Beaucoup n’étaient pas forcément militants de Pastef ; ils avaient surtout voté pour une vision, une promesse de rupture, de justice sociale et de gouvernance exemplaire. Le célèbre slogan « Sonko moy Diomaye, Diomaye moy Sonko » symbolisait alors une unité forte et une complémentarité censées rassurer le peuple sénégalais.

Aujourd’hui, certains ont le sentiment que les engagements et les valeurs promis sont mis à l’épreuve, au moment même où la population attend des réponses concrètes face aux difficultés économiques. Comme le rappelle souvent Tiken Jah Fakoly à travers ses prises de position sur la gouvernance en Afrique : « Le vrai griot doit la vérité au chef. » Une phrase qui résonne fortement dans un contexte où de nombreux citoyens réclament davantage d’écoute, de cohésion et d’actions en faveur du peuple.

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