Selon Adama Ndiaye, les dernières sorties politiques de ce début de juin 2026 imposent un arrêt sur image. D’un côté, la conférence de presse d’Ousmane Sonko ce mardi 2 juin, précédée de ses éclats à l’Assemblée nationale. De l’autre, la posture de Bassirou Diomaye Faye lors de la cérémonie d’hommage au centenaire d’Abdoulaye Wade. Adama Ndiaye écrit que ce télescopage des styles et des ambitions suscite un tiraillement profond dans l’esprit de tout observateur. Face à ce duel fratricide au sommet de l’État, Adama Ndiaye en vient à convoquer Shakespeare et son Jules César : Cassius a raison, mais il faut que Brutus l’emporte.
Adama Ndiaye estime qu’à l’évidence, Ousmane Sonko a raison sur le plan de la dynamique politique pure. Selon Adama Ndiaye, en le sortant du gouvernement, en écartant les ministres de PASTEF et en s’affranchissant de la ligne originelle du parti, le pouvoir actuel donne l’impression d’avoir confisqué le vote des Sénégalais du 24 mars 2024. Adama Ndiaye reconnaît que c’est le visage de Bassirou Diomaye Faye, candidat de la coalition Diomaye Président, qui barrait les bulletins dans les bureaux de vote, et que c’est lui qui a été légitimement investi après une victoire dès le premier tour. Mais Adama Ndiaye affirme que le véritable vainqueur de cette présidentielle, l’architecte du projet, c’était M. Sonko. Adama Ndiaye ajoute un constat presque brutal mais réaliste : il aurait désigné un âne comme candidat que les Sénégalais auraient voté pour lui sans sourciller. Adama Ndiaye soutient qu’Ousmane Sonko demeure le garant de la légitimité populaire de ce régime, une assise confirmée par la majorité absolue obtenue par Pastef lors des législatives du 17 novembre 2024. Pour Adama Ndiaye, le voir ainsi évincé de l’appareil d’État, même s’il y a contribué par ses attaques contre le chef de l’État, s’apparente à un déni démocratique.
Pourtant, Adama Ndiaye note que si le camp de Sonko peut crier à la trahison, le président de la République semble détenir la bonne ligne républicaine. Adama Ndiaye concède que les sceptiques y verront un calcul politique habile, mais il n’en demeure pas moins que depuis son accession au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye habite la fonction présidentielle avec dignité, mesure et sobriété. Adama Ndiaye souligne que sa volonté affichée de recoudre le tissu national reste salutaire. Adama Ndiaye rappelle que c’était la ligne initialement prônée par Ousmane Sonko lui-même avant qu’il ne renoue avec ses accents belliqueux. Adama Ndiaye cite Sonko à Bignona : Les Sénégalais veulent retrouver leur unité, leur joie de vivre, leur fraternité. Adama Ndiaye déplore que cette aspiration ait été éclipsée par des discours clivants.
Adama Ndiaye aborde ensuite la question de la justice pour les victimes des troubles de 2021-2024. Selon Adama Ndiaye, des ministres comme Ousmane Diagne ou Jean-Baptiste Tine incarnaient la bonne méthode : agir avec rigueur dans le respect de l’État de droit. Adama Ndiaye estime que ce tempo ne cadrait pas avec les velléités de justice expéditive de M. Sonko. Adama Ndiaye conclut ce passage en affirmant que la posture du Président Faye sur la marche des institutions est claire, et que tout républicain sincère ne peut que l’approuver.
Adama Ndiaye reconnaît que l’idée de replonger le pays dans une campagne électorale ne va pas sans lourds bémols. Adama Ndiaye constate que le Sénégal traverse une crise économique sévère, avec une révision à la baisse des perspectives de croissance et des incertitudes autour d’un nouveau programme avec le FMI. Adama Ndiaye ajoute les tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui pèsent sur les coûts de l’énergie. Selon Adama Ndiaye, ouvrir une nouvelle séquence électorale dans ce climat s’apparente à un saut dans le vide.
Qu’à cela ne tienne, Adama Ndiaye affirme que l’élection anticipée demeure la moins mauvaise et la plus saine des solutions. Adama Ndiaye prévient que sans ce grand retour au peuple, le pays s’expose à un blocage institutionnel permanent entre une Assemblée nationale acquise à Sonko et un pouvoir exécutif arc-bouté sur ses prérogatives. Adama Ndiaye estime que face au risque de paralysie totale de l’État, le coût d’un scrutin est un moindre mal. Adama Ndiaye y voit une occasion historique : organiser une élection véritablement inclusive. Adama Ndiaye conclut ce passage en disant qu’en remettant les compteurs à zéro, la démocratie sénégalaise en sortirait purifiée.
Pour trancher ce nœud gordien, Adama Ndiaye en appelle au seul arbitre souverain. Adama Ndiaye cite Abraham Lincoln : Les institutions démocratiques appartiennent au peuple. Chaque fois qu’elles s’égarent ou se figent dans des calculs d’appareil, il lui appartient de les redresser par le seul moyen souverain : le suffrage. Adama Ndiaye conclut que pour que le peuple sénégalais ne soit pas le grand oublié, il faut lui redonner la parole.
Adama Ndiaye propose un scénario : le président Bassirou Diomaye Faye remet sa démission pour provoquer le scrutin. Adama Ndiaye souligne le paradoxe institutionnel : en cas de vacance, c’est au président de l’Assemblée nationale qu’échoit l’intérim. Ainsi, selon Adama Ndiaye, Ousmane Sonko se retrouverait propulsé chef de l’État de transition, chargé d’organiser l’élection inclusive où il affronterait son ex-allié.
Adama Ndiaye termine son article par cette conviction : lorsque les urnes auront rendu leur sentence, le Sénégal pourra enfin avancer, libéré des calculs de cour, dans la direction exclusive que le peuple aura choisie.
FATOUMATA SALL
