Tambacounda – Un violent incendie a partiellement ravagé le marché central de Tambacounda, dans l’est du Sénégal, aux premières heures de ce lundi. Le sinistre, dont l’origine demeure inconnue, a causé des dégâts matériels considérables, anéantissant les moyens de subsistance de nombreux commerçants.

Selon les premiers témoignages, les flammes se sont déclarées tôt ce matin, alors que les vendeurs commençaient tout juste à installer leurs étals. Rapidement, d’épaisses colonnes de fumée noire ont alerté les riverains, qui ont aussitôt donné l’alerte aux sapeurs-pompiers.

La Brigade nationale des sapeurs-pompiers, dirigée par le capitaine Samba Athie, commandant la 61e compagnie d’incendie et de secours, a été dépêchée sur place. Malgré leur réactivité, les secouristes se sont heurtés à d’importantes difficultés d’accès à l’intérieur du marché. En cause : des voies étroites, encombrées de marchandises et insuffisamment dégagées, qui ont entravé la progression des engins de secours.

Des images tournées sur place, que nous avons pu consulter, montrent des toitures métalliques effondrées au-dessus desquelles s’élèvent encore des volutes de fumée. On y voit les pompiers, souvent avec des moyens limités, tenter de circonscrire le brasier à l’aide de lances à eau. Des commerçants en larmes, impuissants, fouillent les décombres à la recherche de quelques marchandises épargnées.

Ce drame rappelle la douloureuse mémoire des incendies qui frappent régulièrement les marchés sénégalais, de Dakar à Ziguinchor, mettant en lumière la vulnérabilité des infrastructures commerciales et l’absence criante de normes de sécurité incendie adaptées. Pour les commerçants de Tambacounda – pour la plupart petits boulangers, revendeuses de céréales et détaillants de tissus – c’est une catastrophe économique et humaine.

Selon un premier bilan des sapeurs-pompiers, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer à ce stade. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises du sinistre : court-circuit, négligence ou acte malveillant.

En attendant, les commerçants sinistrés, sans ressources ni filet de sécurité, lancent un appel désespéré à l’aide aux autorités locales et à l’État.

FATOUMATA SALL