L’enquête ouverte après la spectaculaire saisie de 970,6 kilogrammes de cocaïne à Koumpentoum continue de révéler l’ampleur d’un présumé réseau criminel opérant entre plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et l’Europe. Les investigations menées par les services compétents ont conduit à l’interpellation d’un homme d’affaires soupçonné d’entretenir des liens avec les destinataires de la cargaison interceptée.
Selon les informations rapportées par Libération, B. Badji, installé à Saly, s’est présenté à la Brigade mobile des Douanes de Koumpentoum en affirmant vouloir récupérer une cargaison de « Maad » dans laquelle la drogue avait été dissimulée. Cependant, son attitude a rapidement éveillé les soupçons des agents, qui l’auraient surpris en train de prendre discrètement des photographies du camion ayant servi au transport de la marchandise saisie.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le suspect aurait agi sous la pression de commanditaires liés au trafic. Sa mission présumée consistait à confirmer la saisie effective de la cargaison et à fournir des preuves visuelles attestant que celle-ci se trouvait toujours entre les mains des autorités. Cette démarche aurait finalement attiré l’attention des enquêteurs et conduit à son identification.
L’exploitation de ses téléphones portables a permis de mettre en lumière les contours d’un réseau transnational de trafic de cocaïne. D’après les investigations, la marchandise aurait été regroupée en Guinée avant de transiter par le Sénégal. Un réseau opérant entre Dakar et Paris aurait ensuite assuré son acheminement vers la Belgique, considérée comme la destination finale de la cargaison. Placé en garde à vue puis transféré aux services compétents de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) de Tambacounda, le suspect fait désormais l’objet d’investigations approfondies. Les autorités poursuivent leurs recherches afin d’identifier tous les acteurs impliqués dans cette affaire de trafic international de drogue.
MATHIAS
