L’Assemblée générale élective du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal (CCJS), organisée ce week-end à Thiès, continue de faire réagir. La désignation de la représentante de la diaspora a suscité une vague de contestations, notamment de la part du journaliste sénégalais basé en France, Seydina Seck, qui dénonce un processus ne reflétant pas, selon lui, le choix des Sénégalais établis à l’étranger.
Dans une tribune intitulée « Quand la voix de la diaspora est confisquée », l’auteur affirme que les communautés sénégalaises d’Afrique, d’Europe et des Amériques avaient mené plusieurs semaines de concertation avant de désigner Maty Guèye Seck comme leur candidate consensuelle pour les représenter au sein du CCJS.
Toutefois, à l’ouverture de l’Assemblée générale, cette candidature n’a finalement pas été retenue. C’est Fatou Ngom, résidant à Thiès, qui a été désignée pour occuper le siège réservé à la diaspora. Une décision que Seydina Seck considère comme contraire à la volonté exprimée par les Sénégalais de l’extérieur.
Le journaliste remet également en cause les explications avancées pour justifier l’absence de Maty Guèye Seck. Selon lui, cette dernière n’aurait été informée de la tenue de l’assemblée que trois jours avant l’événement, un délai insuffisant pour organiser un déplacement international, notamment en pleine période estivale où les billets d’avion sont particulièrement coûteux.
À ses yeux, cette difficulté logistique ne justifiait pas son exclusion. Il estime qu’une participation à distance, par visioconférence, aurait permis à la candidate de présenter son projet et d’échanger avec les délégués dans des conditions garantissant l’équité et la transparence du processus.
Au-delà de cette désignation contestée, Seydina Seck voit dans cette affaire le reflet d’un problème plus profond concernant la place accordée à la diaspora dans les instances nationales. Il rappelle que les Sénégalais de l’extérieur contribuent fortement au développement économique du pays à travers leurs transferts financiers, leurs compétences et leur engagement citoyen, mais que leur voix demeure souvent peu prise en compte lorsqu’il s’agit de choisir leurs représentants.
Le journaliste appelle ainsi à une réforme des mécanismes de représentation de la diaspora afin de garantir des procédures plus transparentes et plus respectueuses de la volonté des électeurs. Pour lui, la crédibilité des institutions passe avant tout par le respect du choix démocratiquement exprimé par les Sénégalais établis à l’étranger.
MATHIAS
