À quelques heures du huitième de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 entre le Sénégal et la Belgique, une déclaration du journaliste sportif belge Marc Delire suscite une vive polémique dans son pays.

Figure bien connue du paysage audiovisuel belge pour ses passages sur plusieurs chaînes, dont la RTBF, DAZN, Proximus TV, AB3 et Club RTL, Marc Delire a surpris en affirmant qu’il soutiendrait les Lions de la Teranga plutôt que les Diables Rouges lors de cette rencontre décisive.

Dans un entretien accordé au quotidien belge DH, le journaliste a expliqué que son choix était motivé par son attachement personnel au Sénégal, où il possède une résidence secondaire à Cap Skirring. Selon lui, une qualification des Lions aurait un impact émotionnel bien plus important pour les Sénégalais.

« Sur ce match, je suis plus pour le Sénégal que pour la Belgique. Le bonheur qu’une qualification apporterait aux Sénégalais est cent fois plus important qu’une qualification pour les Belges. Pour le Sénégal, ce serait miraculeux », a-t-il déclaré.

Ces propos n’ont pas tardé à faire réagir en Belgique. Ils ont notamment alimenté les débats dans l’émission LesNews24, où la question de la neutralité et du patriotisme des journalistes sportifs a été largement discutée.

Sur le plateau, le consultant Benjamin Vasseur a vivement critiqué la position de Marc Delire, qualifiant ses déclarations de « scandaleuses ». Le présentateur Stéphane Pauwels a également ouvert le débat sur les obligations de réserve des journalistes lorsqu’ils commentent des compétitions impliquant leur propre pays.

Plusieurs observateurs belges ont estimé que les arguments avancés par Marc Delire manquaient de cohérence. Ils rappellent que la Belgique n’a jamais remporté de titre majeur, contrairement au Sénégal, déjà sacré à deux reprises sur la scène continentale avec la Coupe d’Afrique des nations.

Cette prise de position illustre une nouvelle fois la passion et les débats que suscite le football, particulièrement lorsqu’il oppose deux nations aux trajectoires et aux ambitions différentes sur la scène internationale.

MATHIAS