L’élimination de la Corée du Sud dès la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 a déclenché une profonde crise dans le pays. Premier à en faire les frais, le sélectionneur Hong Myung-bo a annoncé sa démission, alors que la contestation populaire ne cesse de s’intensifier.
À son arrivée en Corée du Sud, l’ancien international a été accueilli dans une ambiance particulièrement tendue. À l’aéroport, de nombreux supporters ont exprimé leur colère en le huant, en l’insultant et en réclamant son départ. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour garantir sa sécurité.
Au-delà des manifestations de mécontentement, la situation a rapidement pris une dimension plus inquiétante. Sur les réseaux sociaux, le technicien a été la cible de nombreuses menaces de mort, illustrant l’ampleur de la frustration née de l’échec des Guerriers Taeguk lors du Mondial.
La colère populaire s’est également manifestée dans la vie quotidienne. Dans plusieurs villes, des restaurateurs ont affiché des pancartes annonçant que Hong Myung-bo n’était plus le bienvenu dans leurs établissements, un geste symbolique qui témoigne de la rupture entre une partie de l’opinion publique et l’ancien sélectionneur.
La polémique dépasse désormais le cadre sportif. Face à l’émotion suscitée par cette élimination et aux critiques concernant les conditions de sa nomination, le président sud-coréen a demandé l’ouverture d’une enquête afin d’examiner le processus ayant conduit à son arrivée à la tête de la sélection nationale.
Cette affaire met en lumière l’immense pression qui entoure le football sud-coréen, où les attentes sont particulièrement élevées. Après cette sortie de route au Mondial, la fédération devra non seulement trouver un nouveau sélectionneur, mais aussi restaurer la confiance des supporters avant les prochaines échéances internationales.
MATHIAS
