Le député Guy Marius Sagna a adressé six questions écrites au gouvernement afin d’obtenir des réponses sur plusieurs sujets qu’il juge préoccupants. De l’enseignement supérieur à la santé, en passant par les transports, la sécurité aéroportuaire et la protection des populations, l’élu souhaite attirer l’attention des autorités sur des dossiers qu’il estime prioritaires.
Parmi les points soulevés figure la situation des étudiants de l’Institut supérieur de formation agricole et rurale (ISFAR) de Bambey. Le parlementaire dénonce des conditions de restauration jugées déplorables, évoquant des repas de mauvaise qualité, des aliments parfois impropres à la consommation ainsi qu’un accès insuffisant à l’eau potable.
Guy Marius Sagna interpelle également le ministre de la Santé sur le sort de nombreux infirmiers, sages-femmes et assistants infirmiers qui enchaînent des contrats à durée déterminée depuis parfois plus d’une décennie. Selon lui, cette précarité ne peut plus durer et mérite une réponse des autorités.
Sur le volet des transports, il attire l’attention sur les camionneurs sénégalais immobilisés depuis près de deux mois à la frontière avec le Mali. Confrontés à l’insécurité et à d’importantes pertes financières, ces transporteurs, estime-t-il, ont besoin d’un accompagnement de l’État.
Le député évoque aussi les retards dans le paiement des bourses des étudiants de l’École nationale des travailleurs sociaux spécialisés (ENTSS), une situation qui a entraîné plusieurs semaines de grève au sein de l’établissement.
Autre sujet abordé : la protection contre la foudre, notamment dans la région de Kédougou, où des accidents mortels sont régulièrement enregistrés. Guy Marius Sagna demande au gouvernement de préciser les mesures mises en place pour renforcer la sécurité des populations.
Enfin, il réclame des explications sur les conditions d’attribution du marché de la sûreté aéroportuaire et sur le projet d’harmonisation annoncé dans ce secteur. Selon lui, cette mission stratégique devrait être assurée directement par l’État.
MATHIAS
