Ils ont frôlé la réussite une première fois. Ils n’ont pas baissé les bras. À Kédougou, dans l’est du Sénégal, 432 élèves s’apprêtent à rejouer leur avenir académique à l’occasion des épreuves du second groupe du BFEM, qui débutent ce mardi 21 juillet 2026. Un chiffre qui représente près d’un quart des candidats présents cette année : 22,18 % exactement, soit une belle proportion de jeunes qui ont décroché leur billet pour une seconde chance.
Parmi eux, 182 sont des filles (18,86 %) et 250 des garçons (25,43 %). Des statistiques, certes, mais derrière chaque chiffre, il y a un visage, une famille, un rêve d’avenir. Pour ces adolescents, cette session orale est bien plus qu’une simple épreuve : c’est une porte qui peut encore s’ouvrir vers le lycée, vers la suite, vers un avenir qu’ils construisent pas à pas.
Kédougou : la dernière ligne droite commence
Dans le département de Kédougou, plusieurs centres d’examen verront affluer des candidats déterminés. Le CEM Maciré Ba (jury 1) arrive en tête avec 50 candidats au second groupe. Juste derrière, le CEM Kédougou Commune (jury 1) avec 38 élèves, le Lycée de Dindéfelo avec 33, le Lycée de Bandafassi avec 22 et le Lycée de Mako avec 15. Une mention spéciale au Lycée de Fongolimbi : après avoir affiché un taux de réussite de 100 % au premier groupe, il n’a aucun candidat en seconde chance. Une performance qui force le respect.
Salémata et Saraya : des jeunes qui ne lâchent rien
À Salémata, ils sont 104 à tenter leur chance. Le CEM Dakatély concentre à lui seul près de la moitié des effectifs avec 48 candidats, devant le CEM Salémata (39), le CEM Ebarack (10) et le CEM Ethiolo (7). Plus à l’est, dans le département de Saraya, 154 élèves sont sur le pont. Le CEM Nafadji affiche le contingent le plus important avec 48 candidats, suivi de l’École Bousra Kane (35), du Lycée de Khossanto (33), du CEM Missirah Sirimana (27) et du Lycée de Sabodala (11).
Un appel à la concentration et à la confiance
Les autorités académiques ont lancé un appel clair : tous les candidats doivent se présenter dans leurs centres respectifs dès mardi matin, munis de leur convocation et des pièces requises. Pas de place pour l’oubli ou la négligence, car ces épreuves orales sont la dernière marche avant l’obtention du précieux sésame.
Pour ces jeunes, l’enjeu est immense. Le BFEM n’est pas qu’un diplôme : c’est un passeport pour entrer au lycée, pour poursuivre un parcours, pour croire encore en l’école et en ses promesses. Après les excellents résultats du premier groupe, cette ultime phase permettra d’améliorer encore le taux de réussite global de l’académie de Kédougou.
Alors, ce mardi, dans les salles d’examen, il y aura de la sueur, peut-être quelques larmes, mais surtout une énergie folle. Celle de jeunes qui refusent de voir leur avenir s’arrêter en chemin.
MATHIAS
