La course pour succéder à António Guterres à la tête des Nations Unies n’avait pas encore vraiment commencé que déjà, un coup de théâtre secoue la scène diplomatique mondiale. Selon les informations du New York Post, Donald Trump aurait une idée bien à lui — et elle risque de faire grincer des dents du côté de Dakar.

Un allié inattendu pour la Maison-Blanche

Le président américain aurait en effet dans l’idée de soutenir officiellement un candidat pour le moins surprenant : Gianni Infantino, le patron de la FIFA. L’Italo-Suisse de 56 ans, qui règne sur le football mondial, serait selon Trump « respecté par le monde entier » et posséderait un don rare pour « rassembler les gens ». Une estime qui trouve ses racines dans la Coupe du Monde 2026, organisée aux États-Unis, où Infantino n’a pas lésiné sur les égards envers le président, allant jusqu’à lui décerner le tout premier « Prix de la Paix » de la FIFA. Une complicité qui pourrait aujourd’hui payer gros.

Macky Sall, victime collatérale ?

Cette annonce tombe mal pour l’ancien président sénégalais. Macky Sall est officiellement candidat à la succession de Guterres, fort du soutien de l’Union africaine et de l’appui du gouvernement sénégalais. Une candidature qui semblait bien engagée, portée par le principe de rotation géographique qui voudrait que le prochain secrétaire général vienne d’Afrique ou d’Amérique latine.

Mais voilà que Trump bouscule le jeu. En avançant le nom d’un Européen, appuyé par Washington, il fragilise directement la stratégie africaine et met Macky Sall en difficulté. Une douche froide pour celui qui espérait incarner le renouveau de l’ONU.

Une compétition qui s’annonce féroce

Car le Sénégalais n’est pas seul sur la ligne de départ. D’autres figures internationales convoitent le poste, comme l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet ou l’Argentin Rafael Grossi, actuel directeur général de l’AIEA. Et avec l’entrée en lice potentielle d’Infantino, la compétition prend une tout autre tournure.

Pour décrocher le Graal, tout candidat doit obtenir l’aval des 15 membres du Conseil de sécurité, avec le veto des cinq membres permanents en ligne de mire. Une course d’obstacles diplomatique où chaque appui compte.

Infantino, prêt à quitter le football pour la diplomatie ?

Reste une question qui taraude les observateurs : Gianni Infantino serait-il prêt à troquer son empire sportif contre le panier de crabes des Nations Unies ? L’homme qui règne sur le football mondial depuis des années est-il prêt à affronter les guerres, les crises humanitaires et les négociations interminables de la diplomatie internationale ? Pour l’instant, le mystère reste entier.

En attendant, Donald Trump, lui, semble déjà convaincu. Son envoyé spécial Paolo Zampolli qualifie cette idée de « génie ». Une chose est sûre : si cette option se concrétise, elle va redistribuer les cartes d’une élection qui promet déjà son lot de rebondissements.

MATHIAS