En lice pour le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), l’ancien président sénégalais Macky Sall a présenté, ce jeudi, sa vision du rôle qu’il entend jouer s’il est élu. Lors d’un débat organisé au siège des Nations unies par le Bureau du président de l’Assemblée générale, il a mis l’accent sur l’impartialité, la prévention des conflits et le dialogue entre les États.

Macky Sall a affirmé que le secrétaire général de l’ONU doit être avant tout un facilitateur, capable de créer des passerelles entre les pays, même lorsque les tensions sont fortes. Selon lui, cette mission exige de la neutralité, de la crédibilité et la confiance de l’ensemble des États membres.

« Le secrétaire général doit être un bâtisseur de ponts, capable de maintenir le dialogue et de favoriser la confiance entre les nations », a-t-il déclaré, estimant que les dirigeants ont la responsabilité de préserver le rôle et la crédibilité de l’organisation.

Pour illustrer sa conception de cette fonction, l’ancien chef de l’État est revenu sur son expérience à la tête du Sénégal et de l’Union africaine. Il a notamment évoqué les démarches entreprises au début de la guerre en Ukraine, lorsqu’il s’était rendu successivement en Russie et en Ukraine afin de défendre les intérêts du continent africain, confronté aux conséquences du blocage des exportations de céréales et d’engrais.

Malgré les critiques suscitées par cette initiative à l’époque, Macky Sall estime que le dialogue doit être maintenu avec toutes les parties, quelles que soient les circonstances.

À travers cette intervention, le candidat sénégalais a réaffirmé sa volonté de promouvoir une diplomatie fondée sur l’écoute, la médiation et la recherche permanente du consensus pour contribuer au maintien de la paix dans le monde.

MATHIAS