À Ida-Mouride, dans le département de Koungheul (région de Kaffrine), les ambitions de développement agricole et de reboisement se heurtent à un obstacle majeur : l’accès à l’eau. Malgré la volonté des acteurs locaux de promouvoir des cultures hors saison et de renforcer la couverture végétale, l’insuffisance hydrique fragilise toutes les initiatives.

La pépinière de Bara Biteye, installée sur un hectare, incarne cet espoir. Destinée à produire jusqu’à 50 000 plants par an avec l’appui du projet Ripostes, elle peine pourtant à dépasser les 11 000 plants en raison du manque d’eau et de semences. Malgré des infrastructures améliorées, l’absence d’une source d’eau autonome limite fortement les performances du site.

Dépendante du forage du village géré par Flex Eau, la pépinière subit régulièrement des coupures, entraînant d’importantes pertes. Cette situation affecte également le maraîchage féminin, autrefois dynamique, aujourd’hui freiné par un triple problème : manque d’eau, accès difficile à la terre et divagation des animaux.

Face à cette crise, le maire El Hadji Mor Seck appelle à des solutions urgentes, notamment la réalisation d’un forage ou d’un puits. Sans un accès sécurisé à l’eau et une meilleure prise en compte des contraintes foncières des femmes, les efforts pour un renouveau agricole et écologique risquent de rester sans lendemain