Le Sénégal ambitionne d’atteindre la souveraineté pharmaceutique, mais avant d’y parvenir, le pays doit relever un défi majeur : celui de l’importation des médicaments. Lors de la cérémonie d’ouverture de la 38ᵉ Assemblée générale du Collège des pharmaciens ouest-africain, ce mardi à Dakar, le ministre Serigne Guèye Diop a souligné que la capitale importe 40 % de ses médicaments via l’Europe, et principalement par la France. Or, l’Europe n’est plus un grand producteur de médicaments. Ce système d’importation indirecte pénalise lourdement le Sénégal.

« Ce système doit cesser. Nous en discutons avec M. le ministre. Pourquoi devrions-nous, pour importer nos médicaments, passer par des pays tiers ou des centrales d’achat, au lieu de nous organiser en tant que groupe pharmaceutique pour importer directement depuis l’Inde, les États-Unis ou le reste du monde ? C’est inacceptable », a-t-il déclaré.