À Rabat, l’ASC Ville de Dakar ne compte pas faire de la figuration. À la veille de l’entame de la Conférence Sahara de la Basketball Africa League (BAL), l’entraîneur Moustapha Gaye affiche clairement les couleurs : expérience acquise, effectif renforcé, et une sérénité assumée pour exister face aux cadors du continent.

C’est un rendez-vous désormais attendu. La Conférence Sahara de la BAL ouvre ses portes ce jeudi à Rabat, et jusqu’au 3 mai, la capitale marocaine vivra au rythme du basket africain. Parmi les prétendants, une formation sénégalaise arrive avec un tout autre visage que l’an passé : l’ASC Ville de Dakar.

Héritière d’une première participation qualifiée de « baptême du feu » par son propre coach, la bande de Moustapha Gaye débarque cette fois avec un mélange de fraîcheur et de vécu. Le technicien sénégalais ne le cache pas : l’objectif a changé.

« Nous sommes très heureux d’être ici et excités à l’idée de commencer. Mais cette année, nous ne découvrons pas. Nous savons que le plateau est relevé – FUS de Rabat, Al Ahly, Club Africain, JCA Kings, Maktown Flyers – mais nous avons construit quelque chose de solide », a-t-il lancé.

Pour passer un cap, le club dakarois a mis la main sur des renforts de poids : l’expérimenté Axel Toupane, Deng Andgok Yak Deng ou encore Matthieu Missonnier viennent encadrer un noyau local talentueux. L’an dernier, l’équipe avait appris dans la douleur. Cette saison, elle veut transformer ces leçons en force.

« L’année dernière, c’était une découverte. Nous avons beaucoup appris. Aujourd’hui, nous repartons sur de nouvelles bases : plus d’expérience, plus de sérénité. L’objectif est de progresser dans le contenu et l’organisation », explique Gaye.

Loin d’un excès de confiance, le coach prône une approche pragmatique mais ambitieuse. Pas de fanfaronnade, mais une affirmation tranquille.

« Nous ne venons pas en fanfarons. Nous voulons jouer chaque match avec humilité, mais aussi avec ambition. Nous espérons obtenir de bons résultats », a-t-il précisé.

Au cœur de son système, une philosophie simple : responsabiliser les joueurs. « Ce sont eux les acteurs majeurs. Mon travail, c’est de leur faire confiance, les motiver et garder une constance dans les idées. Ce sont eux les clés », insiste-t-il.

Avec une préparation soignée en amont et un discours où la fierté sénégalaise le dispute à la lucidité, l’ASC Ville de Dakar entend bien bousculer la hiérarchie annoncée. La Conférence Sahara promet d’être un champ de bataille. Mais les Dakarois y arrivent cette fois armés, déterminés à écrire leur propre histoire.