Invité de l’émission Faram Facce sur la TFM, le journaliste et analyste politique Cheikh Yérim Seck est formel : l’annonce d’Ousmane Sonko concernant la non-participation de Pastef au nouveau gouvernement marque l’ouverture d’un « nouveau cycle politique » pour l’ancien Premier ministre.
Selon lui, la déclaration médiatique du nouveau président de l’Assemblée nationale, intervenue lundi, s’adressait avant tout à sa propre famille politique. « Hier, Ousmane Sonko a parlé au peuple de Pastef », a-t-il souligné, estimant que le leader des Patriotes mesure pleinement la recomposition politique dans laquelle il évolue désormais.
Cheikh Yérim Seck considère que le chef de Pastef se trouve dans une situation inédite depuis l’arrivée de son camp au pouvoir. « Il sait qu’un nouveau cycle politique s’est ouvert pour lui. Il était au gouvernement, il en est sorti. Par conséquent, il se dirige vers des lendemains incertains », a-t-il affirmé.
L’analyste a également mis en garde contre les dangers qui pourraient menacer l’ancien Premier ministre. « Attention, il court de très grands risques, tous les risques imaginables. Il risque des poursuites, il risque d’être vilipendé », a-t-il déclaré, rappelant qu’un leader politique dans cette position doit absolument maintenir un lien fort avec sa base militante. Pour l’ex-collaborateur de Jeune Afrique, l’objectif principal du discours d’Ousmane Sonko était de consolider ses troupes après la rupture politique avec le président de
FATOUMATA SALL
