Les relations entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, semblent traverser une période de fortes tensions autour du dossier des réformes constitutionnelles.
Dans son édition de ce samedi 20 juin, le journal Les Échos évoque une dégradation du climat politique entre les deux principales institutions de l’État. Selon le quotidien, les divergences se sont accentuées au point de laisser apparaître une confrontation ouverte sur la conduite des réformes envisagées.
D’après les informations rapportées, Ousmane Sonko a informé le bureau de l’Assemblée nationale avoir sollicité l’avis du chef de l’État concernant plusieurs propositions de loi relatives à des modifications constitutionnelles. Le président Bassirou Diomaye Faye disposerait jusqu’au lundi 22 juin pour faire connaître sa position.
Le journal indique également que des députés favorables au projet ont choisi de transformer certaines initiatives de l’Exécutif en propositions de loi parlementaires. Cette stratégie viserait à accélérer la procédure législative et à éviter d’éventuels blocages institutionnels.
Dans cette dynamique, le président de l’Assemblée nationale a déjà convoqué une nouvelle réunion du bureau pour le 24 juin prochain. Cette rencontre devrait permettre de définir le calendrier d’examen des textes si aucune réponse n’est obtenue d’ici là de la part du chef de l’État.
Toujours selon Les Échos, cette démarche traduit la volonté d’Ousmane Sonko de poursuivre le processus parlementaire, quelle que soit l’issue de la consultation engagée auprès du président de la République. Une situation qui alimente les spéculations sur l’évolution des rapports entre les deux responsables politiques au sommet de l’État.
Mathias
