L’Iran considère l’accord conclu avec les États-Unis pour mettre un terme au conflit comme une victoire diplomatique majeure. C’est ce qu’a affirmé mercredi Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de l’équipe iranienne de négociation et président du Parlement, estimant que ce compromis constitue « une déclaration de défaite de l’Amérique ».
S’exprimant depuis Bakou, en Azerbaïdjan, lors d’une conférence retransmise par la télévision iranienne, le responsable iranien a soutenu que le protocole d’accord signé la semaine dernière à Islamabad, avec la médiation du Pakistan, n’était pas le résultat de pressions extérieures.
« Le mémorandum d’entente d’Islamabad est le produit de la résistance et de la détermination du peuple iranien », a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, ajoutant que cette entente revêt désormais, aux yeux de Téhéran, la portée d’un aveu d’échec pour Washington.
Le président du Parlement iranien a également réaffirmé la volonté de son pays de voir les États du Moyen-Orient assurer eux-mêmes leur sécurité, sans présence militaire étrangère. Selon lui, le retrait des forces extérieures demeure un objectif stratégique, celles-ci étant perçues comme un facteur d’instabilité plutôt que comme une garantie de paix durable.
Les États-Unis disposent de plusieurs bases militaires dans la région. Certaines installations situées dans des pays alliés de Washington avaient été visées par des attaques de drones et de missiles iraniens pendant le conflit, en représailles aux bombardements menés contre l’Iran par les forces américaines et israéliennes.
Adoptant un ton plus conciliant envers les pays voisins du Golfe, Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé que l’avenir du Moyen-Orient devait se construire sur la coopération plutôt que sur la confrontation.
Le responsable iranien a enfin souligné que la situation au Liban reste un élément essentiel dans la perspective d’un accord global avec les États-Unis. Il a insisté sur le fait que la fin des hostilités au Liban demeure, pour Téhéran, aussi importante que le cessez-le-feu obtenu en Iran.
MATHIAS
