L’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) hausse le ton à l’endroit des responsables publics soumis à l’obligation de déclaration de patrimoine. Son président, Moustapha Ka, a annoncé ce mardi l’octroi d’un ultime délai fixé au 31 juillet 2026 pour permettre aux assujettis de se conformer à la loi.
S’exprimant en marge d’un atelier organisé à Dakar, le président de l’OFNAC a précisé que cette échéance est « ferme et non négociable ». Passé ce délai, l’institution entend appliquer rigoureusement les sanctions prévues par les textes en vigueur, sans distinction de fonction ou de statut.
« Nous voulons obtenir des déclarations sincères et exhaustives de la part des autorités concernées », a insisté Moustapha Ka, affirmant que l’OFNAC est déterminé à faire respecter cette obligation légale.
L’organe de lutte contre la corruption prévoit également de rendre publique la liste des personnes n’ayant pas effectué leur déclaration. Selon son président, les noms des défaillants seront publiés sur les plateformes officielles de l’institution ainsi que par d’autres moyens de diffusion autorisés.
Cette mise en garde intervient dans un contexte marqué par un faible niveau de conformité. Invité de l’émission Point de vue sur la RTS le 10 mai dernier, Moustapha Ka avait révélé que seulement 558 déclarations avaient été enregistrées sur un total de 1 594 personnes concernées, soit moins de la moitié des assujettis.
À travers cette nouvelle échéance, l’OFNAC espère inverser la tendance et renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques.
MATHIAS
