La Banque mondiale renforce son engagement en **Guinée> avec un nouveau Cadre de partenariat pays couvrant la période 2027-2033. Ce programme prévoit plus de 3 milliards de dollars de financements destinés à soutenir la transformation économique du pays et à favoriser la création d’emplois.

Le plan comprend 2,1 milliards de dollars d’engagements directs de la Banque mondiale, auxquels s’ajoutent près d’un milliard de dollars mobilisés par la Société financière internationale et l’Agence multilatérale de garantie des investissements. Avec cette enveloppe, la Guinée figure parmi les principaux bénéficiaires des financements de l’institution en Afrique de l’Ouest.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une croissance économique estimée à plus de 7 % en 2025, largement soutenue par l’essor du secteur minier et le développement du Projet Simandou, qui représente près de 20 milliards de dollars d’investissements. Toutefois, les autorités et leurs partenaires estiment que cette dynamique devra désormais profiter davantage à la population, notamment aux jeunes, qui représentent plus de 60 % des habitants du pays.

Le nouveau partenariat repose sur trois axes prioritaires : le renforcement de la gouvernance et des finances publiques, l’amélioration des infrastructures essentielles — notamment dans les domaines de l’énergie, des transports et du développement urbain — ainsi que le soutien au secteur privé afin de diversifier une économie encore fortement dépendante des ressources minières.

Ce programme s’inscrit dans la stratégie nationale Simandou 2040, qui ambitionne de faire des richesses minières un levier d’industrialisation, de création d’emplois et de développement humain durable.

En parallèle, trois nouveaux projets représentant 291 millions de dollars ont été approuvés, venant compléter un portefeuille d’une vingtaine d’opérations déjà en cours dans le pays.

Au-delà de la mobilisation des financements, le principal défi pour Conakry reste désormais de convertir les importantes ressources issues de son sous-sol — notamment la bauxite, le fer, l’or et le potentiel hydroélectrique — en une croissance inclusive capable d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

MATHIAS