Un an après le départ des militaires français et la fermeture de leurs bases au Sénégal, les anciens travailleurs civils tirent la sonnette d’alarme. Réunis au sein d’un collectif, ils dénoncent la situation de précarité dans laquelle se trouvent aujourd’hui des centaines d’ex-employés et leurs familles.

Tout en réaffirmant leur respect pour la décision souveraine de l’État sénégalais concernant le retrait des forces françaises, ces anciens salariés estiment ne pas avoir bénéficié d’un accompagnement suffisant pour faire face aux conséquences de cette fermeture.

Le collectif sollicite une audience avec le président de la République afin d’exposer ses préoccupations. Il plaide notamment pour la mise en place d’un plan d’accompagnement social, de programmes de reconversion professionnelle, ainsi que d’une indemnisation des préjudices subis par les travailleurs concernés.

Les ex-employés demandent également à être associés aux projets de reconversion des anciennes emprises militaires, notamment ceux liés aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, qu’ils considèrent comme une opportunité de création d’emplois et de réinsertion professionnelle.

À travers cet appel, le collectif espère attirer l’attention des autorités sur la situation difficile que vivent de nombreuses familles depuis la fermeture des bases militaires françaises.

MATHIAS