L’Afrique du Sud est une nouvelle fois confrontée à des violences visant des migrants africains. Dans cette tribune, Mouhamed Mboup exprime son inquiétude face à cette montée de la xénophobie et appelle à une mobilisation des autorités pour protéger les victimes.

L’auteur estime que les migrants sont injustement tenus pour responsables de difficultés qui trouvent pourtant leur origine dans des défis économiques, sociaux et politiques plus profonds.

Revenant sur son engagement passé, Mouhamed Mboup rappelle avoir soutenu la lutte contre l’apartheid en apportant son appui à Ahmed Toutounji, alors représentant de l’ANC à Dakar. Il évoque également sa rencontre avec Mme Mandela lors du Sommet des Nations unies à New York en 1998, une période où la communauté internationale se mobilisait en faveur de la liberté et de la dignité du peuple sud-africain.

Pour lui, il est aujourd’hui douloureux de constater que ce même pays est le théâtre d’actes de violence dirigés contre des ressortissants africains venus y chercher de meilleures conditions de vie.

L’auteur souligne que la xénophobie ne résulte pas uniquement des différences de couleur de peau, de culture ou de religion. Selon lui, elle peut aussi naître de la peur, de la précarité, de la désinformation et de la désignation de boucs émissaires, même entre peuples appartenant au même continent.

Il rappelle que les difficultés économiques ne sauraient justifier les violences ou les discriminations envers les migrants, qu’il considère comme des citoyens africains à part entière.

En conclusion, Mouhamed Mboup appelle les autorités sud-africaines, les dirigeants africains et les organisations régionales à agir avec détermination pour garantir la sécurité, la dignité et les droits fondamentaux de tous les migrants. Il estime que la solidarité africaine doit se traduire par des actions concrètes, au-delà des discours.

MATHIAS