Le gouvernement et le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) ont renoué le dialogue ce lundi 6 juillet 2026, à l’initiative du ministre Mamadou Lamine Diante. Cette rencontre, organisée au ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, avait pour objectif d’apaiser le climat social, à quelques jours d’un mouvement de grève annoncé.

Dès l’ouverture des échanges, le ministre a donné la parole aux représentants syndicaux afin qu’ils exposent les raisons de leur mécontentement. Au nom du FSDT, Mody Guiro a rappelé que les centrales syndicales avaient fait preuve de patience depuis l’arrivée du nouveau régime. Il a notamment évoqué le préavis de grève déposé le 12 mars 2026, dénonçant le non-respect de plusieurs engagements contenus dans le Pacte national de stabilité sociale. Les syndicats ont également exprimé leurs inquiétudes concernant les nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale.

En réponse, le ministre a présenté l’état d’avancement des engagements pris par l’État dans le cadre du pacte social ainsi que des accords conclus avec les différentes organisations syndicales. Afin d’assurer un meilleur suivi des engagements, un mécanisme de concertation et d’évaluation a été mis en place.

Au terme de la réunion, les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions le jeudi 9 juillet. Cette prochaine séance sera consacrée à l’examen des licenciements intervenus dans certains ministères et dans des structures du secteur parapublic.

Soucieux de préserver un climat de dialogue, Mamadou Lamine Diante a demandé au Front syndical de reporter la grève prévue le vendredi 10 juillet, estimant que la poursuite des négociations offrirait davantage de chances d’aboutir à des solutions consensuelles. Il a rappelé que les plus hautes autorités du pays privilégient la concertation pour résoudre les différends sociaux.

La rencontre a réuni les représentants des ministères concernés ainsi que les différentes centrales syndicales membres du Front syndical pour la défense du travail.

MATHIAS