Changement de décor pour Barthélemy Dias. À peine a-t-il annoncé son grand retour sur la scène politique que l’ancien maire de Dakar enfourche déjà son cheval de bataille. Direction : les Parcelles Assainies, où il s’est pointé ce week-end avec une délégation qui n’avait rien d’anodin – une véritable escorte de son staff politique, solide et compacte, pour frapper aux portes de Bocar Ndiongue.
Pas n’importe qui, ce Bocar Ndiongue. Les Échos le présente comme le dernier rempart, le « seul répondant connu et assumé » de l’APR dans la commune. Un homme fidèle, un pilier, une pièce maîtresse du jeu d’échecs politique local. Et c’est justement là que le geste de Barthélemy prend tout son sel.
Les oreilles fines l’auront compris : cette visite n’a rien d’une simple politesse entre voisins. À l’approche des prochaines échéances électorales, elle a des allures de déclaration d’intention. Comme un clin d’œil appuyé à ceux qui savent encore lire entre les lignes. Le journal, pas dupe, glisse même une petite pique en rappelant que « ce n’est pas seulement Diomaye qui a besoin des vrais responsables » de l’APR à ses côtés. Traduction : la chasse aux poids lourds de l’ancien régime est ouverte, et tout le monde s’y met.
Alors, simple coup de com ou offensive politique bien ficelée ? Une chose est sûre : Barthélemy Dias a planté son drapeau, et il le fait savoir. De l’autre côté du miroir, Macky Sall, lui, pourrait bien être contraint de resserrer les rangs autour de ses derniers fidèles, histoire de sécuriser ce qui lui reste de troupes. Parce que dans le jeu des ralliements, chaque visite compte, et chaque cadre courtisé est un symbole qui pèse lourd.
MATHIAS
