Il y a des nouvelles qui réchauffent le cœur de la communauté scientifique. Et celle-ci en fait partie. L’Académie africaine des sciences (AAS) vient de dévoiler les noms de son nouveau Conseil d’administration pour les trois ans à venir. Une élection que l’institution qualifie elle-même de « transparente, indépendante et rigoureuse » — à l’image de ce qu’elle défend.

Mais ce qui rend cette annonce particulièrement belle pour le Sénégal, c’est la présence, parmi ces hauts responsables, d’un de ses enfants. Le Pr Balla Diop Ngom, enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a été élu vice-président pour l’Afrique de l’Ouest. Une consécration pour celui qui consacre sa vie à la recherche, et un signe fort de la reconnaissance du travail accompli par les scientifiques sénégalais sur le continent.

Une équipe dirigeante panafricaine

À la tête de ce nouveau conseil, on retrouve le Pr Friday Okonofua, élu président, entouré d’une équipe de personnalités venues des quatre coins du continent. La Pr Francine Ntoumi, secrétaire générale, et le Pr Stephen Agong, trésorier, partageront la lourde tâche de porter l’innovation scientifique au service du développement durable en Afrique.

Et aux côtés de notre compatriote pour l’Afrique de l’Ouest, des profils tout aussi prestigieux : la Pr Rajaâ Cherkaoui El Moursli pour l’Afrique du Nord, le Pr Sospeter Muhongo pour l’Est, le Pr Kenneth Ozoemena pour l’Australe, et le Pr Felix Toteu pour la région centrale. Une équipe qui ressemble à l’Afrique qu’elle veut servir : diverse, talentueuse, et unie.

Un mandat sous le signe de l’ambition

Pendant les trois prochaines années, ce conseil aura une mission claire : donner à la science africaine les moyens de ses ambitions. Pas question de rester dans l’ombre. Il s’agit d’orienter les politiques, de financer la recherche, et surtout de faire en sorte que les découvertes du continent profitent d’abord à ses populations.

Pour le Pr Balla Diop Ngom, c’est une immense responsabilité, mais aussi une reconnaissance méritée. Et pour le Sénégal, une raison d’être fier : un de ses chercheurs siège désormais à la table où se dessine l’avenir scientifique de toute l’Afrique.