Ces derniers jours, une rumeur enflait : les États-Unis envisageaient-ils une intervention militaire au Mali pour frapper le JNIM ? Face à ce bruit qui courait, le gouvernement malien a fini par sortir de son silence. Et sa réponse est claire : aucune confirmation officielle n’est parvenue de Washington.
Sur le terrain diplomatique, c’est le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, qui a mis les choses au point. Pour lui, cette éventuelle opération américaine, le Mali n’en a eu vent que par la presse. Pas de note, pas de message, pas d’appel – rien de formel côté américain.
Mais au-delà du flou entretenu par cette non-confirmation, le chef de la diplomatie malienne a tenu à réaffirmer une ligne rouge : Bamako continue de mener ses propres opérations contre les groupes armés, et entend bien rester maître de sa sécurité. Pas question de dépendre d’une main étrangère, même si celle-ci se dit prête à aider.
En quelques phrases, le gouvernement malien rappelle ainsi son cap : la souveraineté ne se négocie pas, et les rumeurs ne font pas office de feu vert. Reste à savoir, désormais, si cette intervention hypothétique restera au stade de la simple spéculation… ou si un jour, une réponse finira par arriver de l’autre côté de l’Atlantique.
MATHIAS
